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La
petite chaîne qui monte
Visites
guidées, découverte de la faune et la flore des terrils,
école de parapente
Depuis bientôt 15 ans, la
Chaîne des terrils se bat pour revaloriser le patrimoine du
bassin minier. Au point de simposer désormais comme
lun des principaux acteurs dans la reconversion des friches
de la région. (lire...)
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Lewarde
: une friche qui a bonne mine
«
Dès que je suis dans la salle des pendus, à lentrée
de la mine, je suis un autre homme »,
Edmond Kinol, est lun des dix-huit guides du centre historique
minier de Lewarde. La mine représente toute sa vie, toutes
ses joies, toutes ses peurs. (lire...)
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Les
deux vies des courées Dubar et Dekien
Après
avoir retiré les clés au Soho, le bar voisin, on pénètre
par un couloir sombre et étroit. Une bassine deau remplie
de pommes de terre traîne sur le sol. Quelques chats errants
prennent la poudre descampette.(lire...)
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Travaux
à Wazemmes : l'ex-usine
Leclercq devient une "Maison Folie"
L'ex-usine
Leclercq, en friche depuis de nombreuses années, a été
choisie par la métropole de Lille pour être requalifiée
en "Maison Folie" (centre culturel) pour Lille 2004.(lire...)
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Cultiver
Labourer, semer, arroser, récolter
Une terre n'est productive qu'à condition qu'on sache la cultiver.
À force de l'exploiter, il arrive qu'elle devienne stérile.
Alors, on la laisse reposer, on la met en jachère. Les saisons
passent, et on oublie que ronces et mauvaises herbes puisent leurs réserves
dans cette même terre qui, autrefois, donnait les plus beaux légumes.
Usines en friche, jachères industrielles
Des terrains usés, musées morts vivants de la condition
ouvrière, que l'on regarde longtemps avec mépris, avant
de les traverser à nouveau. Passés la rancur et le
dégoût, vient le temps de la réconciliation, la génération
d'aujourd'hui se met à dialoguer avec celle d'hier. "Ceci
a été votre richesse", celle d'hommes et de femmes
qui ont passé leur vie derrière ce mur de brique, devant
ce haut fourneau, sous cette terre. "Ceci est votre mémoire,
ce sera donc la mienne aussi".
Dans le Nord-Pas-de-Calais, les friches
industrielles ne sont plus le fardeau d'une génération sacrifiée
sur l'autel de la révolution technologique. Elles sont en train
de devenir un faire-valoir, dont on est fier.
Car les friches, on les filme : à
Wallers-Arenberg, avec "Germinal", elles sont devenues décor
de cinéma. Les friches, on les montre, aux enfants d'ici, au parents
d'ailleurs. Bienvenue à Loos-en-Gohelle, pour une visite guidée
de la faune et de la flore des terrils, avec un groupe d'irréductibles
ch'timis. Bienvenue à Lewarde, dans les galeries reconstituées
du Centre historique minier. Bon voyage sur la "route des gueules
noires", de Liévin à Drocourt, 115 kilomètres
de chevalement, terrils, fosses, corons et musées
Les friches, on les classe : monuments
historiques aujourd'hui, patrimoine mondial de l'humanité demain ?
Les friches, on les réhabilite, à Valenciennes, à
Roubaix, où les courées acquièrent un luxe et un
confort irréprochables. Les friches, on les habite aussi, à
Tourcoing par exemple, où les anciennes maisons ouvrières
deviennent de nouveaux espaces de solidarité.
Les friches, on les transforme, comme ces
douze Maisons Folies, lieux d'expression artistique qui vont ouvrir leurs
portes dans la région avec le lancement des festivités de
Lille 2004. Enfin, les friches, on les étudie
Architectes,
urbanistes, géographes, tout le monde a son mot à dire sur
ce patrimoine à la fois si proche et si lointain, qu'il faut encore
défricher.
Yaël Goosz
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