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A
lécole du chki français
A
Nux-les-Mines, lapprentissage du chasse-neige ou du
planté de bâton se fait sur une piste de ski
sans neige. Cest sur un étrange tapis vert en plastique
quEstelle, Michael ou Aurélie font leurs premières
descentes.
Moniteur, étoiles, chutes : tous les ingrédients dun
cours classique sont réunis. A un détail près
: cette piste de ski est posée sur un terril... (lire...)
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Dans
les entrailles dune friche
Pour
les ados et jeunes adultes de Roubaix, lusine abandonnée
représente un terrain de jeux risqués, niché
dans leurs souvenirs de gamins. A lépoque, ils sy
cachaient pour « se découvrir », mais ils
ny traîneraient plus aujourdhui. (lire...)
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Lharmonie
des Métalu
«
Défense de circuler sous la charge. » A
lancienne usine Métalu de Loos, voilà quelques
années quon se moque des panneaux de sécurité.
Lentreprise a cessé ses activités de constructions
métalliques en 1997 pour laisser place à un tout autre
univers : celui des Métalu « nouvelle vague ».
(lire...)
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Bienvenue
en Borderland
Cartonman,
sorte de « Robocop des poubelles », personnage construit
dun agglomérat de cartons, combat à coup de
mollards des peluches en furie. Il tente de calmer des pitbulls
manifestement énervés en leur jetant des morceaux
de viande. La bande son, cest de la musique hip hop, metal
ou electro composée par Leonard de Leonard. Larrière-plan,
ce sont des friches industrielles roubaisiennes, un pays nommé
Borderland. (lire...)
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De
lart dapprivoiser un loft
Catherine
Jansens et Marc Crépy sont respectivement peintre et sculpteur.
Le couple habite, travaille et vit dans un loft du quartier dEsquermes
à Lille, une ancienne fabrique de statues religieuses, lusine
Carton. Reportage dans ce lieu de vie et dinspiration.(lire...)
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Friches
imaginaires - A Roubaix, les friches ne laissent pas
les lycéens et étudiants indifférents : regards
croisés sur ces bâtiments abandonnés. (lire...)
La
Condition publique ouvre ses portes - Le directeur artistique
de la Condition publique, à Roubaix, Manu Barron s'apprête
à ouvrir le complexe de la culture et de l'art contemporain.
Une de ses aventures se réalise ! (lire...)
Du
textile aux nouvelles technologies - Les anciennes filatures
Le Blan - Lafont vont accueillir en 2005 des entreprises spécialisées
dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication.
(lire...)
Laurent,
squatter bohème - Skateboard, théâtres
et musiques du monde : Laurent expérimente depuis dix ans
les mille et un usages possibles d'anciens locaux industriels. Il
témoigne. (lire...)
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Bouger
Jeudi, 8h. Je me lève. Laurent,
charmant jeune homme que jai rencontré hier soir à
une soirée chez les Métalu, a promis, je ne sais pas pourquoi,
de memmener faire du ski sur la piste synthétique de la base
Loisinord. Il passe me prendre vers 9 heures. Sur la route, il décide
de faire un détour pour boire un café chez ses amis de la
Fabrique Théâtrale, dirigée par lassociation
Culture Commune.
Après plusieurs chutes malheureuses
sur la piste de Noeux-les-Mines, je découvre les joies du paintball :
on est recouvert de peinture de la tête aux pieds. Comme on na
rien pour se changer, on rentre chez lui, à Roubaix... Je sens
bien que le courant passe. En arrivant, je maperçois quil
habite juste en face de « Dans la rue la danse »,
la compagnie de hip-hop dont mavait parlé Cécile.
Au pied de son immeuble, quelques jeunes Roubaisiens grillent une cigarette.
On les salue au passage. A peine installés tranquillement chez
lui, avec des vêtements propres (il ma prêté
un tee-shirt), son portable vibre : Pat Le Chat, un ami de Laurent,
expose ses sculptures avec le VRAC. Il voudrait quon passe y faire
un tour dans laprès-midi. Je désespère mais
je fais bonne figure. Ce soir on sera peut-être enfin seuls. On
repart. A lexposition, rencontre avec deux vieilles connaissances
de Laurent qui nous invitent à prendre le thé dans leur
friche réaménagée en loft. « Tu comprends,
mexplique Laurent, je ne peux pas refuser, bla, bla, bla... »
Jen peux plus, jai des courbatures,
jai mal aux pieds et je veux rentrer chez moi. Retour à Roubaix.
Enfin tous les deux, ou presque. Son voisin nous parle dun jeu vidéo
quil est en train de mettre au point, Borderland. Il est très
sympa, mais il parle, il parle... jai limpression quil
ne sen ira jamais. Vers 23h30, il rentre chez lui, on peut enfin
discuter en tête à tête. Je lui parle de mes projets,
de mon futur job en conseillère en communication à Euratechnologies.
Il se rapproche tout doucement de moi. Le téléphone sonne,
Laurent ne décroche pas. Le répondeur se déclenche :
un certain Manu lui propose daller au Pure Club à Tournai,
en Belgique. Mais ce soir, on a mieux à faire. Je suis exténuée,
mais je sens que je vais faire de beaux rêves au pays des friches
du Nord-Pas-de-Calais.
Virginie Pironon
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