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Paroles
de mineur
Daniel
Francke, 55 ans, a passé un quart de siècle au fond
de la mine. Il
revient sur ses années dapprentissage et ses conditions
de vie, lomniprésence du danger et lhumour souterrain.
(lire...)
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Naissance
d'une friche
Depuis
larrêt de sa production en février 2002, le site
de la cokerie de Drocourt se débarrasse
de sa carcasse de métal. Une fois le site nettoyé,
il sera restitué à la collectivité. Une nouvelle
friches est née. Reportage photo. (lire...)
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Opération
friches propres
Le
danger guette. Chaque jour, vous risquez de tomber au fin fond d'un
puits de mine désaffecté ou d'être enseveli
par l'éboulement d'un terril. Le constat est terrifiant !
D'autant que très peu de saint-bernard du Nord-Pas-de-Calais
sont formés à ce genre de sauvetage.
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La
découverte du premier puits de charbon
Le
nom de Fresnes ne vous dit rien ? Ses habitants y ont pourtant découvert
un trésor en 1720. Une matière noirâtre qui
fera bientôt la richesse de la région Nord-Pas-de-Calais
: le charbon de terre. (lire...)
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Des
« maîtres du Nord » aux « patrons
voyous »
Face
visible des difficultés économiques, les friches naissent
là où lemploi recule. Depuis deux siècles,
lhistoire industrielle du Nord-Pas-de-Calais est traversée
de crises plus ou moins profondes : le déclin progressif
a fait oublier « lâge dor » du XIXe
siècle. Mais changement essentiel, la direction a pris le
visage impersonnel de groupes financiers internationaux . (lire...)
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Raconter
Stendhal (et Jeanne Mas dans une moindre
mesure) avaient tout compris : toute histoire peut se décliner,
se comprendre en rouge et noir. Quelle région mieux que le Nord-Pas-de-Calais
illustre cette lecture bicolore pour l'oeil non averti d'un ignare qui
cultive les clichés sans vergogne aucune. (NDLR "bicolore"
n'est pas le nom trouvé par un chorégraphe pour un groupe
de pseudo-stars triées sur le volet par Endémol-du-genou).
Car dans l'histoire du Nord, il n'y a pas
de Calais mais il y a beaucoup de friches industrielles dont la couleur
varie entre pourpre cramoisi et noir de jais. Rouge comme les briques
de ces usines abandonnées. Noires comme ses années de crises
à répétition, comme cette perpétuelle reconversion
industrielle qui les ont créées. Rouge comme le mouvement
social de protestation face à la noirceur morose de la situation.
Noirs, comme ces gueules, comme ces mines et terrils du pays qui lui ont
donné son surnom.
Ces clichés colorés plus
vrais que nature ont contaminé l'ensemble de nos perceptions de
la région. Et d'autres, intimement liés, d'envahir rapidement
notre esprit : le terril, y a rien qui pousse dessus ; les patrons,
eux, abandonnent leurs usines et leurs salariés et sont tous des
voyous ; les friches, c'est pas que moche c'est aussi dangereux...
La friche, écarlate ou black s'insère
dans l'histoire du nord de la France que cela fût assumé
ou non. Mais l'Histoire ne peut se contenter de cette simple opposition
colorée. Car pour mieux comprendre l'évolution actuelle
des reconversions, de l'urbanisme, il faut se défaire de ces joyeux
clichés. Enlevons donc nos oeillères bicolores, dignes des
meilleurs cinémas dynamiques et replongeons nous dans la grande
et les petites histoires pour cerner le pourquoi du comment des friches
du Nord-Pas-de-Calais.
Matthieu Bonamy
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