juin 2000

De l'eau dans le gaz

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L'eau est indispensable à la vie. Elle recouvre près de 70 % de la surface terrestre. Mais, malgré un contact permanent avec cet élément vital, certains êtres vivants (dont l'homme) n'entretiennent pas des relations simples avec l'eau. Des liaisons insolites, à défaut d'être dangereuses, se nouent parfois entre eux et l'élément aqueux. Nous vous proposons ici d'en découvrir quelques exemples amusants...

Pour flotter, la baleine et le nénuphar des bouées naturelles.

Pister l'eau ou attendre patiemment son retour, les criquets migrateurs et les gastéropodes tropicaux n'adoptent pas la même attitude.

Le cactus, la welwitschia, la plante-caillou, mais aussi le chameau stockent l'eau et se protégent contre la déshydratation. Bien sûr, chacun a sa méthode. Certains insectes poussent même la perfection jusqu'à développer leur anatomie pour recycler l'eau des fécès (le cryptonéphridisme).

La solution la plus simple est encore de substituer l'eau à un produit insensible au chaud ou au froid : le minuscule tardigrade est un "pro" dans le domaine.

Miléna Poncik & Aurélien Coustillac

Quelles adaptations ?

Pour flotter sur l'eau

Une couche de graisse (baleine)

Des poches d'air (nénuphar)

Pour stocker l'eau

Des tissus gorgés d'eau (cactus)

Une bosse de graisse (chameau)

Pour éviter les pertes en eau

Une cuticule (cactus, nénuphar, welwitschia)

Une carapace de pierre (plante-caillou)

Une petite surface d'évaporation (cactus)

Concentrer les urines (chameau)

Récupérer l'eau des fécès (cryptonéphridisme)

Pour trouver de l'eau

Suivre les pluies (criquet)

Creuser profond (welwitschia)

Pour attendre l'arrivée d'eau

S'enfouir dans la vase (gastéropode tropical)

S'enfermer dans une carapace (plante-caillou)

Pour remplacer l'eau

Synthétiser un sucre (tardigrade)



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