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Heureusement pour les casinos, il n'existe pas de méthode permettant de gagner beaucoup et souvent à la roulette. Mais, à condition de rester modeste, le joueur - mathématicien - dispose d'au moins une méthode (ou «martingale») afin d'optimiser ses chances de gagner : c'est la martingale de D'Alembert.
Une chance sur deux D'entrée de jeu, le joueur doit accepter de quitter la table de roulette avec un bénéfice limité. Prenons l'exemple d'un joueur qui dispose d'un pécule de 100 € et veut repartir avec un bénéfice de 10 %, soit 10 €.
Pour cela, il lui faut donc au début jouer 10 € sur une chance simple : pair ou impair, passe ou manque, rouge ou noir. S'il gagne (une chance sur deux), il récupère deux fois sa mise et peut donc quitter le casino avec son bénéfice de 10 €. S'il perd (une chance sur deux), il ne lui reste plus que 90 €.
Une chance sur quatre Mais au lieu de se décourager, il lui faut rejouer en doublant sa mise : 20 €. Là encore, s'il gagne il peut rentrer chez lui avec 10 € de bénéfice (ses 90 € de départ, plus 20 €). S'il perd une fois de plus - ce qui n'a qu'une chance sur quatre d'arriver - il ne lui reste plus que 90-20=70 €. Une chance sur huit Une troisième fois, il va à nouveau parier en doublant sa mise : 40 €. S'il gagne, il repart à la maison avec 70 + 40 €, soit encore 10 € de bénéfice. S'il perd, il ne lui reste plus en mains que 70 - 40 = 30 €, insuffisant pour un tour suivant ; mais la probabilité pour qu'il en arrive là, en perdant trois fois d'affilée, n'est que d'une chance sur huit !
D'Alembert gagne petit, risque gros Moralité : ce joueur avait sept chances sur huit de remporter 10 €. Cette méthode permet donc de gagner très souvent, mais très peu. Attention ! Son inconvénient tient tout de même à sa faillibilité : si le sort s'acharne trois tours d'affilée, le joueur perd presque tout... Marc FIEVET |
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