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Qui a inventé les jeux de hasard |
Au centre de cette métaphore du cycle de la vie figure l'accomplissement, auquel le joueur parviendra selon le bon vouloir des oies et du coup de dé.
Les hasards de la vie Le pont de la sixième case est la première difficulté à laquelle le joueur se trouve confronté. Symbole religieux du passage spirituel de la terre au ciel, ce passage est aussi celui de la réalisation humaine pour unir les hommes. Treize cases plus loin, c'est l'hôtellerie, lieu de rassemblement, d'intrigues et de débauche qui retient deux tours le voyageur éreinté. Le puits du numéro 31, lieu d'échange et de ressourcement, à la fois physique et spirituel, fait patienter l'oisif jusqu'à la venue d'un autre pion. Le labyrinthe de la case 42, anciennement Minotaurus, rappelle le mythe de Thésée, héros qui dut mettre à mort la pulsion animale et rentrer en pénitence pour avoir abandonné Ariane, sa salvatrice.
Le sens de l'oie La dernière épreuve, au passage de la redoutable case 58, est celle des grands fléaux et de la mort. Elle peut faire reprendre à ses débuts la vie des joueurs qu'elle rencontre. Une règle du jeu décidément aux couleurs de la vie, un sens que Voltaire reconnaît dans sa lettre aux D'Argental du 14 sept 1761 : « La paix ! Il n'y aura point de paix; c'est un labyrinthe dont on ne peut se tirer; ah! Pauvres Français, réjouissez-vous; car vous n'avez pas le sens d'une oie.» Etienne VUILLAUME |
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