|
|
Qui a inventé les jeux de hasard |
Euclide et Pythagore restent dans nos esprits comme les pères de nos mathématiques. Mais sil leur est peut-être arrivé de jouer aux dés, il nest pas sûr quils aient estimé leurs chances de gagner.
Au dogme de l'Antiquité «les nombres, constituants de l'univers» (Pythagore), il ne nous reste presque rien, hors peut-être Les Eléments d'Euclide. Traitant essentiellement de géométrie, les pages de cet ouvrage sont néanmoins noircies d'une multitude de mesures aux côtés des figures. Cet inventaire du réel, préféré par les Grecs à l'évaluation des possibles, est à ce point prépondérant que, pour Philolaès, «toutes les choses qui peuvent être connues ont un nombre car impossible est qu'une chose soit conçue sans le nombre.» Du dogme de l'Antiquité «les nombres, constituants de l'univers» (Pythagore), il ne nous reste presque rien, hors peut-être Les Eléments d'Euclide. Traitant essentiellement de géométrie, les pages de cet ouvrage sont néanmoins noircies d'une multitude de mesures aux côtés des figures. Cet inventaire du réel, préféré par les Grecs à l'évaluation des possibles, est à ce point prépondérant que, pour Philolaès, «toutes les choses qui peuvent être connues ont un nombre car impossible est qu'une chose soit conçue sans le nombre.» Or, si la réalité certes suggère l'emploi de nombres, ces derniers ne la constituent guère. Ils sont, comme les probabilités, purs produits de la pensée. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que Christiaan Huygens les théorisera pour le jeu de dés dans De Ratiociniis in Ludo Aleae, reprenant le traité de Jérôme Cardan De Ludo Aleae. Lère de lincertitude pouvait alors commencer. Etienne VUILLAUME |
Naviguez au hasard |
|
Haut de page - Accueil
- Les Auteurs |