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Jeux stars et ringards du casino

La loi autorise six jeux autour des tables de casino. Pourtant, seuls deux d’entre eux sont en général représentés dans les établissements français : la roulette, et le black-jack.

Les quatre autres, — craps, trente-et-quarante, baccara et poker — ont vu passer leur heure de gloire mais pourraient revenir à la mode. À la faveur de quelques succès hollywoodiens par exemple...

 

La roulette anglaise

La roulette anglaise, encore très prisée des joueurs, est l’un des symboles du casino.
Sa roue se compose de 37 numéros : 18 rouges, 18 noirs, plus le zéro qui est… vert.

Un joueur mise en choisissant certaines combinaisons : «en plein» (le numéro seul, paie 35 fois la mise), transversales (groupe de numéros, de trois à dix-huit fois la mise en cas de gain) ou chance simple (rouge ou noir, pair ou impair, passe ou manque*, paie deux fois la mise). En annonçant «faites vos jeux», le croupier envoie la bille dans le sens inverse de celui de la roulette. Lorsque la bille tombe dans l’une des 37 cases, il ramasse les mises perdantes et paie les mises gagnantes.
*«Passe» comprend les chiffres de 1 à 18, «Manque» de 19 à 36

 

Le black-jack

C'est sans doute grâce à sa simplicité que le black-jack est toujours aussi bien représenté dans les casinos français.

Il oppose le joueur à un croupier, et se joue avec six jeux de 52 cartes placées dans un sabot.

Le but du jeu est d’obtenir, en additionnant la valeur des cartes, un score supérieur celui de la banque sans jamais dépasser 21. Le croupier (la banque) et le joueur reçoivent chacun deux cartes : les As valent 1 ou 11 points au choix, les figures 10 points et les autres cartes comptent pour leur valeur faciale (entre 2 et 10 points). S’ils veulent améliorer leur total, le joueur et la banque ont le droit de demander une troisième carte… mais ils risquent de tout perdre en dépassant 21.

 

Le craps

Le nom et les règles de ce jeu de dés sont peu connus en France. Pourtant, c’est un grand classique des cinéphiles : récemment encore, qui ne se souvient de la lumineuse Sharon Stone dans «Casino», qui se pâmait à la seule vue d’un «7» sur un tapis de craps ?

La règle du jeu est simple : si lors d’un premier lancer de deux dés, ceux-ci indiquent un 2, un 3 ou un 12, le joueur perd sa mise. S’il obtient un «7» ou un «11», c’est gagné : il récupère alors deux fois son engagement. N’importe quel autre chiffre lui donne le droit de relancer les dés. Jusqu’à ce qu’il gagne (7 ou 11) ou perde (2, 3 ou 12). Le joueur confirmé peut compliquer les règles en formulant des paris divers, comme obtenir — ou pas — un «7» du premier coup.

 

Le trente-et-quarante

Ce jeu de cartes au nom énigmatique a connu son apogée au début du siècle. Rares à présent sont les casinos français qui le proposent.

Il s’agit d’atteindre un total situé entre 30 et 40 en additionnant la valeur de cartes d’un jeu de 52 cartes. Les As valent 1 point, les figures 10 points, et les autres cartes comptent pour leur valeur faciale. Le croupier forme ainsi successivement deux tas : le premier appelé «noir» , le second «rouge» . Il arrête chaque tas dès que son total dépasse 30. Le tas dont le total se rapproche le plus de 30 est gagnant si le joueur a parié sur lui («Noir» ou «Rouge»).

 

Le baccara

Ce jeu de cartes était la star des années folles d’entre-deux-guerres. Il subsiste encore sous une forme particulière dans certains casinos. Le croupier distribue tour à tour deux cartes à chaque joueur, tirées d’un jeu de 52 cartes.

Le premier d’entre eux, le «ponte» , additionne alors le total de ses cartes : l’As vaut 1 point, les figures 10 points, les autres cartes comptant pour leur valeur faciale. Le score du joueur est le chiffre des unités du total obtenu : un «7» et un «6» font 13, donc valent 3. De 0 points (ou «baccara» ) à 4 points, le joueur tire à nouveau une carte. À 5 points, il choisit. Au-delà, il n’a pas le droit à une carte supplémentaire. À son tour, la banque tire ensuite 2 cartes, puis éventuellement une de plus selon son jeu et celui du «ponte» . Le joueur gagne sa mise si son score est plus élevé que celui de la banque.

Les joueurs jouent ensemble contre une banque fixe (baccara «punto banco» ), ou jouent le rôle de la banque à tour de rôle (baccara «chemin de fer» ). C’est cette dernière version qui était la plus populaire.

Le poker

Pour lui, pas besoin de présentations : c’est le jeu «mythique» du casino, véritable vedette hollywoodienne. Pourtant il reste rare en France, et n’existe la plupart du temps que dans sa version «stud poker» , où le joueur affronte seul le croupier.

Le croupier distribue 5 cartes d’un jeu de 52 cartes à chaque joueur. Il s’agit de former des combinaisons de cartes particulières, dont la valeur augmente avec la rareté. Pour cela, le joueur a le droit de changer une fois ses cartes, en gardant celles qui l’intéressent.

Les combinaisons visées sont, dans l’ordre croissant de leur valeur : la paire de valets ou mieux (2 cartes identiques supérieures ou égales au valet), la double paire, le brelan (trois cartes identiques), la quinte (suite de 5 cartes), la couleur (5 cartes de la même couleur, par exemple 5 «pique» ), le «full» (un brelan et une paire), le carré (4 cartes identiques), le flush (suite de 5 cartes de la même couleur) et enfin le flush royal (flush se terminant par un As).

Scholastie D’HERLINCOURT et Olivier ABALLAIN

 

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