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L'État gagne à tous les coups

C’est dès le XVIe siècle que Francois Ier fixe le prix du billet de la première loterie de la Cité de Paris. Officiellement, l’édit royal de 1539 entend « porter remède aux jeux dissolus et empescher nostables bourgeois, marchans et aultres (…) de consommer leur temps (…) en jeux de hasard. » Mais officieusement, il s'agissait de prendre une option sur la grande quantité d’argent générée par l’activité portuaire de la capitale...

 

Plus loin, plus tard

Autres temps, autres mœurs, chaque année ce sont 50 000 candidats à l’immigration qui tentent leur chance à la fameuse Green Card Lottery. Organisée par le département américain de l’immigration, elle exauce, pour une mise de 50 $, le vœu de quelques chanceux qui obtiendront un permis de travail.

Sur fond de loterie, les Etats contrôlent la société et l'économie.

En plus d’être une source de revenu substantielle pour l’administration, ce ticket pour le « pays de la liberté » est aussi un bon moyen de ficher les clandestins potentiels.

Une loterie bien moins généreuse qu’il n’y paraît.

Etienne VUILLAUME

 

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