|
Tandis que les rouleaux défilent derrière l'écran
des machines à sous, il s'en passe de belles dans la tête
du joueur. Ainsi, d'après des expériences récentes,
la présence ou l'absence de hasard dans un jeu influerait
sur la production de substances chimiques dans le cerveau.
Cette hypothèse a été vérifiée
chez le singe par des chercheurs britanniques et suisses, qui
ont remplacé la machine à sous par une «machine
à friandises» (du sirop sucré). Un peu comme
un distributeur automatique qui dispenserait une récompense
suivant des probabilités variables : à tous les
coups (1), avec trois chances sur quatre (0,75), une chance sur
deux (0,5), une chance sur quatre (0,25) ou pas du tout (0).
Deux secondes avant la libération éventuelle du
sirop, un signal lumineux annonçait cette probabilité.
Les singes ont été spécialement dressés
pour interpréter le signal : ils savent donc deux secondes
à l'avance si la récompense a de fortes chances
de tomber
ou pas ! Résultat : comme pour des drogues
de classe différentes, chaque type de jeu aurait un impact
différent sur l'organisme*.
|