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Des «Passeport» en vente libre

Les mappemondes, les billets d’avion, la valise, tout invite à imaginer l’évasion. Le Passeport pour un voyage au Mexique peut ne coûter que 2 euros...si on tombe sur un des 4 tickets gagnants sur 1,5 million de tickets distribués.

Ça y est. Passeport, le nouveau jeu à gratter de la Française des Jeux, est prêt à être lancé. Reste à l’imprimer. Pour la maquette finale, le chef de fabrication envoie un appel d’offres à des imprimeries spécialisées indépendantes et certifiées. Deux mois avant le lancement, la production peut commencer.

Les tickets subissent des tests physiques, chimiques et informatiques. L’impression aléatoire des lots sur les tickets est pilotée informatiquement, ce qui permet de les répartir équitablement. Impossible de localiser les gagnants dans le réseau de vente, les tickets sont distribués au hasard. Mais en fournissant aux revendeurs des terminaux de lecture, la Française des Jeux entend bien optimiser la traçabilité des tickets et sécuriser le paiement des lots.

 

Le ticket doit «cartonner»

Parallèlement à l’impression, l’entreprise prépare la campagne de publicité avec des agences. Circuit découverte en Asie, ou safari-photo en Afrique, la pub doit rendre les consommateurs prêts à partir… pour le grattage. Et surtout exciter leurs espoirs même si, sur trois millions de tickets, seuls huit valent le voyage.

Les jeux évènementiels comme Saint-Valentin vivent jusqu’à épuisement des stocks. Passeport, lui, vivra… jusqu’à ce que les gratteurs se lassent, et que son chiffre d’affaires devienne trop faible par rapport à celui des autres jeux à 2 €, tel Astro, en scène depuis 1997. Pour deux euros, c’est peut être le bout du monde, mais pas forcément pour très longtemps.

Raquel HADIDA

 

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