Il court, il court le brasseur

ichel s'est levé à cinq heures pour offrir aux bedaines de la micro-brasserie de la gare Lille-Flandres leur breuvage local. Un sac d'orge sur l'épaule, il vole à l'étage, engage le concasseur dans sa tremblante infernale et redescend. Sa tête file derrière le comptoir et... plonge dans la cuve de fermentation. Michel ? Il a disparu. Le voilà, tuyau d'eau à la main. Une vraie fusée ! Dix heures sonnent. Les premiers clients arrivent. Michel s'accoude alors au comptoir, prend une bière. Le voilà tout disposé pour conter les secrets de son bel ouvrage. Au programme, deux opérations particulièrement délicates : l'empâtage et la fermentation.

 

 

(1) L'orge malté
A
demi-germé, séché et séparé de ses germes,
l'orge est dit malté.

 


(2) Le concassage
Un concasseur à plusieurs cylindres striés
expulse le contenu du grain de son enveloppe.

 

(3) L'empâtage
Le malt concassé est mélangé avec deux à trois fois son volume d'eau chaude dans une cuve en acier. L'amidon du malt y est transformé en sucres dont le maltose.
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(4) La chaudière à moût
Dans le gros ventre luisant de la chaudière, on introduit le moût et du houblon, une fleur qui contient des résines amères. La température est poussée à 100°C pendant une à deux heures. Les enzymes désintégrées, les bactéries tuées, le moût est sans danger. Il est stérilisé.

(5) Percolateur et refroidisseur
Un tuyau sort de la chaudière à moût. Une valve, deux valves... Le moût passe par un percolateur. En macérant avec les fleurs du houblon, de nouveaux arômes naissent, se mêlent au moût et enrichissent son amertume. Le jus de percolation est ensuite refroidi pour être fermenté.

(6) La fermentation
Dans les grandes cuves de fermentation, une foule de champignons microscopiques, les levures, se précipitent sur le moût. Ils provoquent la fermentation qui permet le passage du sucre à l'alcool.
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(7) La maturation
Dans la salle de garde, il fait froid : autour de 0°C. La bière y est entreposée pendant environ trois semaines. Son goût s'affine. Elle est ensuite filtrée et peut être servie fraîche. Mais le plus souvent, elle est pasteurisée, mise en bouteille, voire vieillie en fût de chêne.

 

(8) La bière
La bière est désormais prête à jaillir de la tireuse.
Attention à la mousse ! Il faut des verres propres, rincés à l'eau. Une bonne mousse doit attacher les parois du verre au fur et à mesure que la bière descend, descend…

 

 

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