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Soufflez,
touillez, refroidissez !
ïe.
Déjà en retard et ce café salvateur est trop chaud
pour être avalé. Que faire pour le refroidir : souffler
ou mélanger ? Rationalisons.
Le café refroidit naturellement par échange thermique entre
sa surface et l'air. Par un phénomène de convection,
les molécules de gaz captent la chaleur du liquide. L'air devenu
tiède s'élève, créant un vide où s'engouffrent
d'autres molécules non réchauffées. Leur température
augmente alors au contact de la surface du café et elles montent
à leur tour, créant une circulation d'air.
Pour accélérer ce mouvement, il suffit simplement au buveur
pressé de souffler. Sa bouche joue alors les ventilateurs. Le renouvellement
de l'air qui en découle rend le refroidissement 10 à 1000
fois plus efficace à la surface.
Au cur du breuvage, cependant, les choses n'évoluent pas
aussi vite. Le refroidissement se propage de proche en proche, lentement,
du bord jusqu'au centre de la tasse. La solution consiste alors à
s'armer d'une petite cuillère et à semer le désordre.
Le fait de mélanger fait venir en surface les molécules
de café les plus chaudes et accélère ainsi l'homogénéisation
de la baisse de température dans la tasse.
Si " touiller et souffler " est la meilleure formule pour le
buveur pris par le temps, un autre point de vue reste valable. Celui du
paresseux. En terme d'économie de sa propre énergie, celui-ci
pourra simplement fixer sa tasse du regard. Le regarder refroidir en somme.
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" Une
journée commence mal quand le bain est plus chaud que le
thé. "
José
Arthur
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