Café au nez

Le café vert ne sent pas. Du moins pas le café. En revanche, il contient des acides aminés, les sous-unités des protéines qui font office de précurseurs d'arômes. Au moment de la torréfaction (entre 180°C et 240°C), ces acides aminés réagissent avec les sucres présents dans le grain et développent, sous l'effet de la chaleur, plus de 800 arômes ! M. Maillard s'en est tant ému qu'il a donné son nom à cette réaction chimique. Parmi la foule de ces molécules odorantes et fragiles, certaines s'effacent, d'autres persistent ou s'entrelacent pour donner naissance à de nouveaux arômes.

Mais acidité, saveur et corps sont aussi fonction de la variété du café, dont les principales s'appellent Robusta et Arabica. La première appartient à l'espèce de caféier Coffea canephora. On le trouve essentiellement en Indonésie, au Brésil et en Côte d'Ivoire. S'il est tonique, du fait de sa forte charge en caféine, ses fruits donnent un piètre café. Les arômes de l'Arabica, fruit du Coffea arabica, sont bien plus variés et diversifiés : épicés ou acidulés, doux et chocolatés. On le cultive surtout en Amérique latine, en Amérique centrale et dans quelques pays d'Afrique. Aux torréfacteurs inspirés de jouer sur les gammes de chacun pour donner naissance à d'audacieux mélanges.

 

 

 

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" Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que son slip pour une tasse à café. "

Pierre Dac

 

 

 

 


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