Le deuxième effet alcool


Nausées, intense sensation de soif, mal au crâne ? C'est la gueule de bois qui résonne, et avec elle la plainte des organes gavés d'alcool en cours de sevrage. La veille déjà, les cellules du foie, du cerveau et de l'estomac peinaient à fonctionner normalement à cause des molécules d'alcool venues s'insérer dans leurs membranes et les fluidifier. Sous l'effet de ce déséquilibre, l'eau des cellules s'est échappée et a filé droit dans les urines, amorçant la déshydratation.

Quand l'organisme commence à se décharger de l'alcool installé, la composition des membranes change à nouveau ; les vaisseaux sanguins qui irriguent notamment le cerveau se contractent, d'où les douleurs à la tête. Dans le foie, un second mécanisme intervient : une enzyme transforme les molécules d'éthanol, principal constituant des alcools, en acétaldéhyde. Chez les raisonnables, l'acétaldéhyde devient de l'acétate, facilement éliminé.

Mais si le foie se laisse déborder par une trop grande quantité d'alcool, l'acétaldéhyde s'accumule, provoquant rougeurs, vomissements et fatigue. À cela s'ajoute chez certains nauséeux une acidité gastrique directement liée à l'ingestion d'alcool. Le Dr Xavier Guillery (unité d'alcoologie du centre hospitalier de Saint-Brieuc) précise que "si l'épisode gueule de bois ne restait pas occasionnel, les organes pourraient en garder de biens mauvais souvenirs".

 

 

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Je bois, bon, je suis malade, mais c'est le lendemain, je suis malade.

 

 

 

 

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