PHYSIOLOGIE

Besoin d’être rafraîchis ? Suez un bon coup !

 


Pour courir, le sportif a besoin d'énergie.


Il ne peut utiliser cette énergie qu'en présence d'oxygène, il accélère donc sa respiration.


Plus de 75% de l'énergie part sous forme de chaleur.


Le système de régulation se met en route : la transpiration.

En Corée du sud, l’été est chaud, humide et pluvieux. Pour la Coupe du Monde 2002, ça va suer à grosses gouttes. Beurk ! Ça pue, ça colle et ça mouille… Pas très marrant mais bien utile.

Pourquoi transpire-t-on ?

La transpiration est un thermorégulateur, elle permet de maintenir la température interne du corps vers les 37°C. Sans ce mécanisme, le corps risque la surchauffe. Il peut atteindre 39 voire 40 °C lors d’un effort physique intense comme un marathon. Heureusement, lorsque le mercure du thermomètre atteint le rouge, l’organisme déclenche l’opération transpiration.

Comment la chaleur est-elle évacuée ?

Lors d’un exercice physique, le frottement entre les fibres musculaires produit de la chaleur et engendre une surchauffe du corps. Ce trop-plein d’énergie est acheminé vers l’extérieur de l’organisme par le biais de la sueur. Au contact de l’air froid et sec, celle-ci s’évapore en larguant une quantité d'énergie, appelée énergie de vaporisation, en dehors du corps. La chaleur est donc évacuée et la température corporelle peut revenir à la normale. L’efficacité de cette réaction d’évaporation dépend de plusieurs facteurs, tels que les vêtements du joueur, sa physiologie et le contexte climatique : si l’air ambiant est saturé d’humidité l’évaporation ne pourra pas avoir lieu. Le taux d’humidité maximal dans un volume d’air dépend de la température. Si l’air ambiant est froid et humide, l’évaporation est très ralentie. La sudation ne remplit alors plus son rôle de régulateur thermique.

D’où vient la sueur ?

La sueur est composée en moyenne à 99% d’eau, les 1% restant sont des sels minéraux et des substances organiques comme l’urée. Cette sueur est sécrétée par les glandes eccrines, ouvrières de la sudation dont le nombre peut excéder deux millions dans tout le corps. Elles commencent par pomper l’eau de l'organisme puis la relâchent à la surface de la peau sous forme de gouttelettes de sueur. En effet, chacune des glandes se prolonge par un canal excréteur dont la terminaison est un pore de la peau. C’est par ce corridor que la sueur peut être évacuée.

Au maximum de l’effort, le sportif peut perdre jusqu’à 2 litres d’eau par heure. Est-ce dangereux ?

Evidemment, cela pose un problème de déshydratation qui lui-même peut générer une réduction de la performance. La déshydratation survient le plus souvent à cause du peu deau ingurgitée avant le match. Elle peut provoquer des troubles neurologiques voire un coma grave.

Anaïs Joseph

 

 

 

 

« Le corps est comme un moteur de voiture : lorsqu’il n’y a plus d’eau ou plus d’huile, le moteur chauffe et risque d’exploser ! »

Eric Joussellin, chef du département médiale de l’Insep (Institut national du sport et de l’éducation physique).

 

 

 

 

 

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