VIDEO

Les yeux du stade

 

 
 

Magnifiques ralentis, grisants travellings, vertigineux mouvements de survol des tribunes : le téléspectateur d’un match de football est mis au cœur de l’action. Le réalisateur ne doit rien rater de l’événement, en montrer l’émotion authentique sans toutefois déranger les acteurs du jeu. Pour cela pas moins d’une quinzaine de caméras spécifiques sont réparties dans le stade.

La réalisation télévisuelle en direct d’un match atteint un haut niveau de sophistication grâce à la présence de 15 à 20 caméras numériques aux rôles et caractéristiques propres. Ce dispositif, qui mobilise quelque 80 personnes, n’a plus rien à voir avec les trois modestes caméras (sans ralentis) utilisées dans les années 50.

Pour en savoir plus, promenez-vous dans le stade :


La multiplication des caméras

La manière actuelle de filmer les matchs de football met l’accent sur l’émotion, les gros plans, l’ambiance dans les tribunes, et de très esthétiques ralentis. Le téléspectateur doit se sentir au centre de l’action. Pour le réalisateur, l’important est de ne rien perdre du jeu. Plus il y a de caméras dans le stade, moins il y a de chances de rater un événement. Enregistrée, toute prise de vue intéressante, qui ne figurait pas à l’antenne en direct, peut être diffusée quelques secondes après l’action. Mais le dispositif doit aussi savoir rester discret pour ne pas interférer avec la vérité du match. Par exemple, un entraîneur sur son banc change radicalement de comportement lorsqu’il s’aperçoit qu’il est filmé. Pour toutes ces raisons, il s’agit d’installer un maximum de caméras à bonne distance des protagonistes. Les coûts de production limitent cependant leur nombre.

Simon Anheim

À lire aussi:

7 000 m2 de bonheur

Safety à tout prix

Virtuel et réel dans la même équipe

Courant d'herbes

Gazon maudit, plastique fantastique

Ô gazon, si fidèle à tes bourreaux