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Le vieux pont
sauvé des eaux
Sa destruction fut
le symbole de la guerre.
Sa reconstruction voudrait être celui
de la réconciliation.
En
serbo-croate, Mostar signifie Gardien du pont. Mais sur les
cartes postales vendues dans les boutiques à touristes, le gardien
est orphelin : des photos en noir et blanc, prises le 9 novembre 1993,
racontent la destruction par les artilleurs bosno-croates du Stari Most,
le pont emblématique de la ville.
Images révoltantes
qui témoignent du traumatisme qu'a pu infliger ce crime de pierre
aux gens du cru. En
détruisant ce monument construit par les Ottomans au XVIème
siècle, les milices croates ont également précipité
dans la rivière le symbole de mixité de la ville. On comprend
mieux pourquoi le projet de reconstruction du pont fut l'un des premiers
engagé par la communauté internationale.
Lancé
il y a deux ans et demi, il a pour but de le rebâtir à l'identique.
A la tête de l'initiative, le Français Gilles Péqueux
gère une équipe de sept experts de l'Unesco dépêchés
pour l'occasion. Car le projet prend la forme d'une aventure. Après
la destruction, les pierres qui formaient la voûte du Stari Most
sont restées plus de quatre ans au fond de la Neretva, la rivière
qui sépare Mostar en deux parties.
Il a donc
fallu avant tout sortir ces blocs massifs et les faire sécher sur
une plate-forme érigée pour l'occasion. Mais rapidement,
les experts se sont rendus compte que beaucoup de ces pierres ne pouvaient
être réutilisées, à cause de leur séjour
prolongé dans l'eau.
Pour pallier
ce manque, et afin de préserver l'esprit du pont, il a été
décidé que l'arche serait reconstruite avec des pierres
provenant de la même carrière que celle utilisée à
partir de 1557 par les Ottomans. Les blocs originaux étant eux
conservés pour étudier les méthodes de fabrication
des architectes de l'époque.
Si les délais
sont respectés, le nouveau Vieux Pont devrait joindre
les deux rives de la Neretva avant la fin de l'année 2002. Gilles
Péqueux aura alors réalisé son rêve : avoir
mené à bien « le projet de restauration historique
le plus prestigieux au monde ». Et les cartes postales pourront
jaunir au rayon des mauvais souvenirs.
Frédéric
Bourigault
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Herzé
-govine,
terre de sécession

Abandonnés
par le grand frère croate, les nationalistes rêvent
d'un Etat parallèle. Et défient la communauté
internationale
(lire)
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Aluminij,
les Croates d'abord
Le
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effectifs. Et la privatisation devient une affaire politique (lire)
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Les
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Medjugorje
est érigé en lieu de culte à la Vierge par
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Ce
vide
en Vahid
Pendant
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