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Police des frontières :
le melting pot
A Bihac,
Zvonko Banovic attendait encore début avril une vingtaine d'hommes
pour compléter son équipe du State Border Service (SBS),
la police des frontières. Créé le 1er août
2000, son groupe, déployé aux portes de l'Europe occidentale,
est l'un des plus fournis de Bosnie-Herzégovine. Il fait partie
des 21 unités largement financées par la communauté
internationale, appelées à contrôler à l'horizon
2002 l'ensemble des frontières de la Bosnie-Herzégovine.
Pour l'heure, 40 % de ces frontières sont encore sous la surveillance
des polices des entités, la Republika srpska et la Fédération
croato-musulmane.
Carte de parti interdite
La communauté
internationale mise beaucoup sur le SBS, seule force multiethnique de
Bosnie-Herzégovine. Sa composition est savamment dosée :
pas plus des deux tiers des effectifs d'une même nationalité,
ni moins de 10 % . Ce qui complique parfois la situation : « avec
sept hommes, nous comptons 10 % de Bosno-Croates dans notre unité,
alors que le recensement de 1991 atteste qu'il n'y en avait quasiment
pas à Bihac », résume Zvonko. Par contrat, les
policiers du SBS ont interdiction d'appartenir à un parti. « De
toute façon, après le sport, nous n'avons pas de temps pour
la politique », s'amuse le patron du SBS. Les problèmes
demeurent quand il faut convaincre un policier de déménager
au nom de la mixité. Ou quand il faut, comme à Livno, près
de Mostar, forcer les autorités locales à attribuer enfin
un logement au « flic » serbe fraîchement
promu.
Julien
Bouyssou
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La
passoire des peuples
Sarajevo-Bihac
: 350 kilomètres jusqu'à la frontière avec
la Croatie. Policiers, passeurs et migrants jouent au chat et à
la souris. (lire)
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La
grande débrouille
Travail
au noir, aide de la diaspora. Dans le système D de la reconstruction,
certains s'en sortent mieux que d'autres (lire)
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Jamais
sans mafias
Au
cur des Balkans, la Bosnie-Herzégovine est la plaque
tournante des trafics internationaux. (lire)
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