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EDITO
Le
tram, c'est la trame. Elément du paysage de Sarajevo, le
tramway traverse les pages de ce site. Il passe en revue les formes de
tutelle qui s'exercent sur la Bosnie-Herzégovine et sa capitale
boiteuse. Mais il relie aussi les initiatives, les volontés de
« vivre ensemble », qui, si elles triomphent, donneront
un sens à la nation bosnienne.
Plus de cinq ans après les accords de paix de Dayton, Sarajevo
se relève doucement d'un siège qui l'a fait basculer. L'ESJ
nous a donné la chance de vivre une aventure collective : découvrir
et raconter une cité et un pays marqués par la douleur et
le désir de revivre.
Au retour, une nécessité : rationaliser l'afflux de sensibilités
que procure une plongée de douze jours dans cet univers, et sensibiliser
cette rationalité pour rendre concrète l'aventure.
Sa forme : une version « balkanisée » de
notre hebdomadaire partenaire, L'Express, baptisée L'Exprec (prononcer
« L'Expretch »). C'est pour que l'Exprec ne passe
pas trop vite sur Sarajevo que nous l'avons doté de ce tramway
leitmotiv. Puisse-t-il prendre son temps pour ne rien oublier.
G.P.
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Impressions
sur Sarajevo
Douleur
et indolence
Reportage
photo
Sarajevo
dans
tous ses éclats

L'Exprec
sur le web
Rédacteur en chef technique
Yann Hildwein
Conseiller
émérite multimédia
Yves Lagorce
Rédacteurs
en chef techniques adjoints
Cécile
Deffontaines, Frédéric
Bourigault,
Julien
Bouyssou.
L'équipe
du mag

©
ESJ Lille, mai 2001
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Vivre
sous tutelles
Etat
sans souveraineté, économie sous perfusion,
armée d'occupation... La Bosnie-Herzégovine
est dépendante de ses architectes étrangers.
L'avenir de Sarajevo se décide ailleurs.
Protectorat
Maîtres d'un Etat
sans souveraineté, les dirigeants bosniens s'en remettent
de fait à la communauté internationale pour tout décider.
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Vivre
ensemble ?
On
n'efface pas quatre ans de guerre en signant
un traité de paix. Des velléités de sécession
croate
à la situation des réfugiés, les stigmates
du conflit
se lisent dans le quotidien de la génération
d'après-guerre.
Stigmates Les
conséquences de la guerre empoisonnent encore la vie au quotidien.
Exemples : le retour
au compte-gouttes des réfugiés,
la difficile recherche des personnes
disparues, l'interminable déminage
ou encore la longue cavale des criminels
de guerre.
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