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OBN,
le lâchage
d'une télé controversée
Création
ex nihilo de la communauté internationale, la télévision
OBN a été fondée en 1996, pour promouvoir le pluralisme
à la veille des premières élections d'après-guerre.
Elle est effectivement parvenue à assurer une forme de « service
public » en couvrant les quatre cinquièmes du territoire,
prouesse dans ce pays éclaté. Mais avec 70 % de programmes
étrangers, OBN est sans doute trop éloignée des préoccupations
des Bosniens. Son appellation, « Open Broadcasting Network »,
ne signifie rien pour le téléspectateur. A ses débuts,
elle était d'ailleurs surnommée « Télévision
Bildt », du nom de l'ancien Haut représentant, Carl
Bildt. Puits sans fond, OBN aurait englouti vingt millions de dollars.
Il y a quelques mois, la communauté internationale a donc décidé
de lui couper les vivres. Tout se passe comme si les Occidentaux avaient
choisi de changer leur fusil d'épaule, appuyant un projet de service
public pour toute la Bosnie-Herzégovine, baptisé PBS (Public
Broadcasting Service), appuyé cette fois sur des médias
locaux. Seule issue pour OBN : démarcher des repreneurs, prêts
à lui assurer un avenir.
C.D.
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Un
festival de subventions

Sarajevo,
ville de théâtre, de cinéma et d'expos.
Oui, mais toutes les manifestations sont financées
par des fonds étrangers. (lire)
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Babel
Bueb

En
plein cur de Sarajevo assigée, Francis Bueb crée
sa bibliothèque.
Le combat d'un homme libre, aujourd'hui à la tête du
centre André Malraux. (lire)
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Tableaux
sans cadres
Sarajevo
a déjà reconstitué un fonds d'uvres d'art
contemporain.
Reste à construire un musée pour les accueillir. (lire)
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Des
ondes
sous le choc

Les
menaces qui pèsent sur Studio 99 illustrent les difficultés
de l'audiovisuel bosnien entre manque d'argent et censure du CSA
local. (lire)
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Un
journal en panne dans une tour
en ruine
Emblème
de la résistance pendant
le conflit, Oslobodenje
(Libération),
est en pleine
crise d'identité. (lire)

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Sur
le Web
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