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La communauté juive
participe activement à la vie politique et associative
La municipalité a cherché à
développer la vie associative. Mais au lieu de rapprocher
les communautés juive et musulmane, cette stratégie
les éloigne davantage les unes des autres. Au cours
des années 90, les associations se sont peu à
peu refermées sur elles-mêmes. Repli communautariste
? Marc Djeballi réfute l'expression. Tout en affirmant
: " C'est normal pour un juif d'être attaché
à Jérusalem. Il nous est impossible de nous
désolidariser d'Israël. Ce serait un refus d'identité.
" Et si le président de la communauté juive
s'efforce de développer des relations avec l'imam,
il considère toutefois que la communauté musulmane
devrait être mieux organisée.
Les populations musulmanes ont mis plus de
temps à s'adapter. Elles n'ont pas de représentant,
ni de grande mosquée. Deux lieux de culte existent,
mais leurs locaux sont peu fonctionnels : un hangar à
vélo et une ancienne boîte de nuit.
La synagogue bénéficie de moyens
plus importants grâce à la communauté
juive. Forte de plus dix mille membres, elle participe activement
à la vie politique et associative. " J'essaie
d'expliquer qu'il est normal que les juifs aient plus d'argent
", soutient Ahmed Kadouri, secrétaire adjoint
de la mosquée Foi et unicité. " La plupart
des nôtres ne s'inscrivent même pas sur les listes
électorales. Alors qu'on représente environ
20 % de l'électorat, on a plus de 50 % d'abstentionnistes.
Comment voulez-vous que nous soyons pris en compte ? On vit
pourtant dans un pays démocratique ", poursuit
Ahmed Kadouri, un peu découragé. " On est
apolitique et nous devons cohabiter avec les autres communautés.
On me reproche de ne pas intervenir à propos du conflit
israélo-palestinien. Ici, nous dialoguons toujours
avec le rabbin et avec les voisins juifs. Le Proche-Orient,
c'est un problème de là-bas... "
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