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Voyage à
Aix-en-Provence où les quêtes de pratiques mystiques
se fondent dans le paysage. Souvent sans magie ni sorcières.
Ceux qui s'y intéressent recherchent avant tout une nouvelle
forme de spiritualité.
Textes et photos par Blandine Flipo
Au coin de la rue de la Fonderie à Aix-en-Provence,
Le Jasmin, un restaurant discret, une vingtaine de couverts.
Aux murs, des portraits de femmes aux regards étranges.
L'endroit invite au voyage dans un Iran oublié. "
Surtout, ne refusez pas le café à la fin du
repas ", nous avait-on prévenus. Le café
turc bu, le patron, Cyrus, retourne la tasse d'un geste leste
sur la serviette en papier. Dix minutes plus tard, il s'installe
et se met à lire. " Vous êtes dispersés
en ce moment ", dit-il à son client, dubitatif
face au marc de café. " Il faut se ressaisir.
Vous avez un projet qui vous tient à cur ? Alors
il va se réaliser. "
Chaque convive a droit à sa prédiction.
Judith, jeune femme au regard pétillant, est tombée
amoureuse de l'endroit. Elle traverse une passe difficile,
et reconnaît que " ça fait du bien d'aller
là-bas pour remettre de l'ordre dans sa tête
".À quelques mètres du restaurant, dans
une rue proche de la place du palais de justice, " où
jadis des sorcières furent brûlées ",
Miche Pellegrin règne sur une petite librairie ésotérique,
Le Voyage Intérieur.
Sur les étagères, bouddhisme,
hindouisme, pendules et prédictions astrales se côtoient,
dans une ambiance calme où flotte une odeur d'encens.
" L'ésotérisme, c'est le sens caché
des choses, une quête spirituelle. C'est assez mal vu,
remarque-t-elle. Mais dans cette ville, les gens se montrent
très tolérants. Chacun fait ses petites affaires,
dans son coin, sans juger les autres. "
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