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SOMMAIRE
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François,
24 ans : "Pour un chrétien, la douleur a un sens. "
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Opus Dei : Les mortifications de
François
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Depuis son entrée dans ce courant
radical du catholicisme, François offre chaque heure
de sa vie à Dieu. Une discipline qui le comble.
Textes par Alban Lécuyer - Photo
Sara Roumette
François donne ses
rendez-vous devant l'Église Saint-Sulpice, à
Paris. C'est dimanche et le jeune homme a choisi une tenue
décontractée : chemise à carreaux, pull
col en V et Campers aux pieds. Élevé près
de Versailles dans une famille catholique pratiquante, il
vit aujourd'hui en colocation avec deux amis et occupe un
poste de commercial chez Kenzo.
Surtout, François applique
en douceur les préceptes du " bienheureux "
Josémaria Escrivá, le fondateur de l'Opus Dei.
" Il m'arrive de ne pas m'appuyer sur le dossier
de ma chaise quand je travaille, parce que je veux offrir
au Seigneur ce petit sacrifice. Pour un chrétien, la
douleur a un sens. " Escrivá était
pauvre, aussi François veut-il être à
la hauteur : " Je ne vais pas m'offrir le dernier
home cinema... mais si j'ai besoin d'un PC, je l'achète.
Et le meilleur parce que ça se déprécie
vite. " Car " la pauvreté selon
Escrivá, ce n'est pas ne rien avoir, mais prendre soin
de ce qu'on possède. " Pendant le carême,
il fume un peu moins et " file le fric au clodo
(qu'il) croise tous les jours à la sortie du métro. "
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L'uvre en question
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Les " numéraires
" de l'Opus Dei sont des fidéles laïcs qui
font vu de célibat, reversent leur salaire à
des dignitaires ecclésiastiques et vivent dans des centres
non mixtes où ils se consacrent aux travaux domestiques
et respectent un couvre-feu. Cette branche radicale de l'Église
catholique, qui célèbre cette année la
canonisation de son fondateur, Josémaria Escrivá,
est, en Belgique, surveillée de près par la Commission
de lutte contre les sectes pour captation d'héritages,
manipulation de conscience et tentative d'infiltration du pouvoir
politique.
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