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La petite église de San Salvador apparaît au sommet du col.À cet endroit, Roland, encerclé par l'ennemi, a sonné le cor, il y a plus d'un millénaire.

 

 

 

Sur la route toute la sainte journée


 

Au bout du chemin, Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins venus de partout se rejoignent à Saint-Jean-Pied-de-Port. De là, ils parcourent ensemble dans les Pyrénées l'ultime étape française qui les mène jusqu'à Roncevaux. Dans la brume et le crachin. Entre quête spirituelle et balade culturelle.

Texte Lionel Dangoumeau
Photos Vincent Michelon

La citadelle Vauban surplombe la vieille ville de Saint-Jean-Pied-de-Port. Les charpentes brunes et rouge sang, et les encadrements des fenêtres en grès rose se détachent sur les murs blancs. D'imposantes bâtisses que pénètrent d'étroites voies pavées. Plus loin s'étend la vallée de la Nive. Le Pays basque comme sur un cliché. La plupart des pèlerins français ne partent pas de Tours, du Puy-en-Velay, ou de Vézelay, mais d'ici. Les trois chemins se rejoignent quelques kilomètres plus au nord, à Ostabat.

Saint-Jean, au petit matin

Avril, la vallée est verte, le ciel bas. Il bruine. Les pèlerins descendent à la gare de Saint-Jean et se dirigent vers le refuge municipal, rue de la Citadelle. L'étape Saint-Jean-Pied-de-Port-Roncevaux est pour beaucoup la première. La plus dure des chemins français. Huit heures de marche dans la montagne, vingt-six kilomètres, avec près de 1 000 mètres de dénivelé.

 

 



 

 

Bernard a commencé son pèlerinage trois semaines plus tôt. Ce matin-là, à la porte du gîte de Saint-Jean, il se met en route pour 40 km de marche en montagne.

 

 


 

" Si ça continue à monter, nous allons nous retrouver au ciel "

Jean Hitte, 56 ans, sourire charmeur et teint de bon vivant, est tombé amoureux du chemin de Compostelle, il y a deux ans. Sur le chemin, il a écrit un carnet de route.

 
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Mai 2002