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Par Chloé Leprince
"Compostelle, ça fait vendre, alors tout le monde aimerait avoir sa
boucle. Or tous les chemins mènent à Saint-Jacques. Il faut rationaliser ce qui ne l'a
jamais été ", explique Sébastien Pénari, de l'association de coopération
interrégionale des chemins de Compostelle. Il valide les itinéraires de pèlerinage dans
des guides et recense le patrimoine touristico-culturel des régions qui revendiquent un
bout de chemin. Tout y passe : hôtellerie et sentiers de randonnée comptent autant que
le patrimoine religieux. Car l'association s'attache au terrain comme à la tradition pour
consacrer une voie "jacquaire".
Aujourd'hui, la motivation des pèlerins dépasse le cadre strictement
religieux. Le pèlerinage est aussi un patrimoine culturel. " On ne veut pas pour
autant faire des chemins un truc touristique de masse, comme la route des fromages en tour
opérator. Les chemins, c'est l'évasion, la rupture, la recherche de quelque chose qui
peut être religieux... ou pas ", reprend Sébastien Pénari.
Quatre chemins ont déjà leur guide. Cet été, la maison Randoéditions
sortira avec l'association un nouveau guide consacré à l'itinéraire du Piémont,
fraîchement intronisé. L'itinéraire longe les Pyrénées de Narbonne à
Saint-Jean-Pied-de-Port, avec plusieurs chemins de traverse qui trouent les vallées vers
l'Espagne. Tous ne sont pas encore balisés. Mais les partenaires locaux misent sur la
parution du guide pour réveiller ces morceaux de patrimoine.
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