Sarcelles : juifs et musulmans
 
 
  Foi des exclus
  Islam en banlieue
  Communau-
tarisme religieux
  Isolement et vie cloîtrée
  Missionnaires mormons
  Centre bouddhiste
  Aix,
ville ésotérique
  Pèlerinage à Compostelle
 
 
  Dieu et les Tziganes
 
 
  Cohabitation et tolérance
 
 
  Trois familles, trois religions
  Femmes de foi
  Kery James, rappeur converti
  Siné, dessinateur athée
  Fidèle de
l'Opus Dei
  Anciens adeptes de sectes
 
 
  Paysage spirituel d'aujourd'hui
  Retour du religieux
  Jeunes face au dogme
  Livres sacrés
 
 
  Piliers des religions
  Tendance et statistiques
  Calendrier des fêtes religieuses

 

   

 

David Nomanyath compte parmi les quelque trois cents prêtres étudiants étrangers qui séjournent dans les villes dotées d'une faculté de théologie réputée, comme Paris, Toulouse, Lille ou Strasbourg. " Au total, entre 700 et 800 prêtres étrangers se sont installés en France ", estime le père Emmanuel Lafont, président de la commission épiscopale de la Mission universelle de l'Église. Il précise : " Ils ne sont pas venus pour les mêmes raisons, et tous n'ont pas le même statut. "

" On a besoin de leur vivacité et de leur dynamisme ", reconnaît le prêtre. D'origine asiatique ou africaine pour la plupart, ces nouveaux serviteurs de Dieu, annoncent la Bonne Nouvelle aux six coins de l'Hexagone. " C'est une bonne chose que l'on puisse trouver quelqu'un pour assurer ces fonctions, mais l'emploi de ces ministres du culte étrangers s'avère souvent précaire ", s'inquiète Michèle, une paroissienne de 82 ans. " J'ai l'impression que l'Église refuse de faire face à la réalité. Au lieu de se débrouiller par ses propres moyens, elle fait travailler des prêtres d'autres pays, soixante heures par semaine, et les paie au Smic. " Comment composer avec un dogme contraignant et deux mille ans de traditions ? Manque d'effectifs, interlocuteurs inadéquats, etc. Confrontés aux mœurs modernes, les prêtres se sentent souvent désarçonnés.

Les laïcs, nouveau vivier des diocèses

L'Église fait donc appel à des laïcs, les diacres, depuis les travaux du concile Vatican II en 1964. Situés juste en dessous des prêtres dans la hiérarchie ecclésiastique, les diacres prennent en charge la liturgie et le denier du culte. Collaborateurs occasionnels, " ils ont souvent une vie professionnelle mais assurent par ailleurs une présence dans la vie de la communauté, surtout dans les milieux les plus démunis. Une richesse pour l'Église ", estime Jacques Anelli, prêtre coordinateur du service national des vocations. Plus en phase avec les fidèles, ils peuvent contribuer au rapprochement de l'Église et des non-pratiquants. " Je peux parler du mariage, des problèmes de couple... Des sujets sur lesquels les prêtres ne sont pas toujours les plus compétents ", témoigne Philippe Aubert, retraité et diacre en Saône-et-Loire.

Des chrétiens qui désertent, d'autres qui se cramponnent. Pour casser leur image de communauté sclérosée, les laïcs investissent le terrain. Comme Marie-Caroline de Marliave, ancienne employée de Paribas, à la tête de la communication de l'Église de France depuis avril. Les laïcs se voient même attribuer des missions traditionnellement assurées par le clergé, telles que l'animation des messes et des cérémonies.

 

 




 

À l'initiative du père Gonzague Cuvelier, la paroisse lilloise de Sainte-Marie-Madeleine a pris le virage du multimédia. Une démarche encore rare.

 



   

Cinq chantiers pour le prochain pape


 

Comment donner un nouvel élan à l'Eglise cathoique? Débat entre Hervé Legrand, dominicain spécialiste de l'Eglise, et Gérard Leclerc, laïc journaliste à France catholique.

(Lire article)

 
École supérieure de journalisme de Lille | Équipe | Commander

Mai 2002