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La messe de Pentecôte pour Christophe, 14 ans : " ça va durer trois heures, avec des vieilles qui ne savent pas chanter ".



Les Fleurieu ne suivent pas
la même foi


Les parents, fervents catholiques, ont du mal à transmettre leur idéal à leurs enfants.

Texte et photo Grégoire Pourtier

 

Dimanche 19 mai, week-end de Pentecôte. Week-end de football, aussi. Cruel dilemme pour Christophe et François. Ils partent en province pour un tournoi de trois jours. Mais à une semaine de leur confirmation, peuvent-ils se priver d'une telle messe ? Pour les jumeaux de 14 ans, ce n'est pas vraiment un souci. " Qu'est-ce que ça changerait ? s'interroge Christophe. Ça va durer trois heures, avec des vieilles qui ne savent pas chanter... "

Autre interprétation pour les parents. " Ils se sentaient brimés ", estime Marie-Hélène, leur mère. Elle s'est donc assurée que ses fils pourront faire à pied les quelques kilomètres séparant le stade de l'église du village. " Maintenant, s'ils ne vont pas à la messe, ce sera leur affaire. " Ils iront certainement. Par pression familiale autant que par conviction.

Si en France la pratique catholique s'érode, la famille de Fleurieu, qui habite le vie arrondissement de Paris, en est l'illustration. Danielle, la grand-mère, va à l'église tous les jours. Mais les parents manquent de temps et leurs cinq enfants en ont assez du dogmatisme. Marie-Hélène, médecin, et Pierre, son mari, fonctionnaire au Sénat, doivent se contenter de la messe dominicale. S'ils en ratent une, " il (leur) manque quelque chose ".

 

 




 


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Mai 2002