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Depuis toujours, leur foi est intense. " Je n'ai pas eu à choisir parce que c'était évident ", confie Marie-Hélène. Un père très croyant, une tante bigote chez qui elle a vécu dans sa jeunesse " une année très authentique ". Et après le " passage à vide " de l'adolescence, les enfants comme sacerdoce : " Je me suis sentie investie d'une mission qui m'a renforcée. " Pierre explique : " Il y a un lien entre la foi catholique et la famille nombreuse, dans laquelle on est obligé de vivre certaines valeurs. "

Partage de la chambre, recherche d'harmonie... Aujourd'hui, il regrette le " dynamisme " de son époque, les dîners à thème chez les paroissiens, les messes sur des rythmes de jazz. " Il a une vision trop au pied de la lettre, juge Marie, l'aînée de 21 ans. Les plus chrétiens ne sont pas toujours ceux que l'on pense. " Elle est aujourd'hui sincèrement croyante. Grâce à ses expériences personnelles plus qu'à son éducation. " C'est au Liban, au contact de prêtres maronites, que j'ai eu une révélation. Avant, je me posais des questions. "

Pour elle comme pour Cécile, sa sœur de 19 ans, la foi doit s'affranchir des dogmes trop stricts, mal adaptés à la société actuelle. Très complices, les enfants parlent d'un " manque de liberté ". Ils ont pourtant fréquenté un établissement laïque. " Un risque " pris par leur mère, qui voulait " leur donner l'occasion de regarder le monde ".

Le traditionalisme familial rend souvent la communication difficile. À 16 ans, Vincent se refuse à affronter ses parents. Il reconnaît les valeurs chrétiennes, mais s'est forgé " (sa) propre opinion ". Il ne va à la messe que pour les grandes cérémonies et se considère " implicitement " comme athée. " C'est sa liberté, soupire sa mère. Mais j'ai confiance. " Pour Pierre, c'est une souffrance. Il assène : " Je veux que mes enfants aient la foi. " Alors que lui a failli entrer dans les ordres, ses fils hésitent le dimanche matin entre la messe et Téléfoot.

 



 

 

Les Melloul retournent à la tradition juive


 

Élevés par des parents peu pratiquants, Alain et Muriel considèrent la foi comme un repère identitaire. Ils ont revendiqué cette judaïté que l'on avait tant reprochée à leurs parents.

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Mai 2002