L'humour fait passer les tabous

Les politiques troupiers

Hébert et les libelles du Père Duchêne, Daumier et ses caricatures, Béranger et ses philippiques... Les journalistes se sont rarement frottés à la satire politique. Aujourd'hui, les Ruquier, Gerra et autres Amadou assument ce rôle de poil à gratter. Mais entre humour épais de chansonnier et galéjades téléphonées, c'est le public qui finit par être irrité.

« Quelle est la différence entre Jospin et Archimède ? Archimède a dit : Euréka, j'ai trouvé !, et Jospin : DSK, c'est raté ! » Coupable : Jacques Ramade, le spécialiste politique des émissions de Laurent Ruquier. On se souvient de ses faits d'armes à Ainsi font, font, font de Jacques Martin, dont l'humour de papa a meublé bon nombre de dimanches après-midi pluvieux. Aujourd'hui, il officie sur Europe 1 auprès de l'ancien animateur du célèbre Rien à cirer...

La suite de l'article de Paul Ricard et Frank Mathevon

 

Les Guignols

Les Guignols de l'info ont imposé l'idée que l'humour pouvait terrasser tous les tabous des journalistes. Ceux-ci répondent qu'ils ont passé l'âge de se laisser impressionner par du latex.

L'article de Cédric Rouquette

 

Des dessins qui font moins mal

Aujourd'hui, la majorité des dessinateurs de presse travaille dans la presse généraliste. Sans oublier leur rôle d'agitateurs publics, ils apprennent l'autocensure.

L'article de Anne-Claire Danel et Sarah Tisseyre

 

Trois questions à Charb, dessinateur de presse

Le tabou sous la mine de crayon : exploration de l'intérieur par un acharné de la gribouille.

Des propos recueillis par Anne-Claire Danel et Sarah Tisseyre

 

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© - ESJ-Lille - février 2000