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Visa pour l’ESJ

Le magazine tout-image de l’édition 2009 de Visa pour l’Image, réalisé par les étudiants 1ère année en journalisme TV de l’ESJ Montpellier.

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Publié dans Plein format.


Un entretien Sex, drug and Rock’n roll


Quand Jean-François Leroy, le directeur de Visa pour l’image, a vu les clichés pour la première fois, l’exposition « The Western Front » de Stanley Greene est devenue évidente à ses yeux. Pourtant, elle a failli ne jamais voir le jour.

En 2006, le photographe américain récupère 600 pellicules qu’il avait égarées dans l’appartement d’un ami à San Francisco il y a une trentaine d’années. L’ami lui conseille « d’y jeter un coup d’œil » avant de les « mettre aux ordures ».  Curieux, Greene développe les films et voit défiler devant ses yeux ses années « Sex, drug and Rock’n roll » à San Francisco.

Ces clichés pris entre 1975 et 1985 retracent les années folles de la côte ouest américaine à travers des photos de groupes de rock, quand la drogue et le sexe étaient le quotidien de ceux qu’il cotoyait. Un travail atypique pour ce photoreporter ayant couvert les conflits majeurs depuis la chute du mur de Berlin.

Dans  l’interview qui suit, Stanley Greene explique comment ce premier travail a influencé son évolution vers le photojournalisme en zones de conflits. De son obsession pour certains sujets comme la drogue et la guerre, en passant par sa rencontre avec Eugene Smith – celui qui l’a poussé vers la photo alors que Greene se voyait plutôt peintre, le photographe américain de 60 ans se révèle sans réserve. Il s’emporte même quand on lui parle de crise du photojournalisme….

Marie-Cécile Chevrier & Nicolas Deltort

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Publié dans ESJ Lille, Plein format.

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Arroseurs arrosés (2)

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Le reportage de France 3 consacré au travail de nos étudiants journalistes.

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Publié dans Revue de presse et web.


Un bracelet pour un visa

DSCF1030Pour accéder au saint des saints de Visa, le Pams et au Palais des Congrès, il faut demander une accréditation et s’acquitter d’un droit d’entrée de 60 euros . Accréditation contre laquelle on se voit remettre un badge et un bracelet «qui ne s’enlève pas». Les organisateurs, pour éviter que les participants ne s’échangent les accréditions, ont créé une «menotte». Un bracelet en plastique qui rend ceux qui le portent esclave de ce gadget. «Il est fait pour être enlevé une seule fois. C’est-à-dire à la fin du festival. Si vous l’enlevez avant, vous ne pourrez plus le remettre. Et si vous ne l’avez pas, vous ne pouvez pas accéder au ‘‘In‘’, malgré votre badge», explique un membre du comité d’organisation au Palais des Congrès. Cette mesure a donné l’impression aux participants d’être en liberté surveillée. «Je dors avec, je mange et je prend ma douche avec», se plaint un photographe.

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Publié dans Lost in Perpi.


Revue de presse: Un suspect arrêté dans l’assassinat de Christian Poveda

La nouvelle, annoncée par Associated press, est reprise par plusieurs médias français ce matin. Selon Le Figaro qui cite l’agence américaine, la personne interpellée est un membre du gang Mara 18. Elle est en garde à vue au nord de San Salvador.

Une information dont fait l’écho le quotidien le Monde.

Visa pour l’image revient dans la presse en évoquant l’exposition de Eugene Richards. « La bombe d’Eugene Richards sur l’Irak« , titre le monde. Pour le quotidien, le photographe américain a rapporté une série de petites histoires, à la fois banales et d’une tristesse infinie. Les textes sont exposés, non comme des légendes, mais au même niveau que les images. Des pages noires rythment la narration. La pudeur des photos, alliée à la brutalité des textes, produit une force terrible. Eugene Richards ou le désespoir des combattants rapatriés, annonce pour sa part l’Indépendant. Pour le quotidien de Perpignan, « dans sa série de clichés, le photographe américain expose sans fausse pudeur le malheur des soldats blessés en Irak et le désespoir des familles qui ont perdu un proche. »

L’image du jour, selon Radio France Internationale, c’est celle qui montre la misère aux États-Unis. Une photo réalisée par Brenda Ann Kenneally, montrant Megan, fille aînée de Laurie, qui prépare son petit déjeuner toute seule quand sa mère est au travail. Mais le photojournalisme triomphe aussi dans la simplicité. C’est l’Indépendant qui en parle, en évoquant le Off 2009. Le quotidien de Perpignan annonce la récompense de cinq lauréats de l’édition 2009, hier soir, à la CCI pour leurs travaux « magnifiques« , relatant des visions différentes du monde.

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Publié dans ESJ Lille, Touit et gazouillis.

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Le « Captain’s dinner » des étudiants d’Hanovre

photo Margot Valeur

photo Margot Valeur

Homards, cebiches, oursins… Le thème de la pêche est au coeur de l’exposition présentée par l’Ecole de photojournalisme de Hanovre qui, comme chaque année depuis 2002, a répondu présent au  Visa Off 2009.

Repas de roi

Captain’s dinner , titre de l’exposition, est le fruit d’une commande passée par le magazine allemand « Mare » à six étudiants de l’école. L’idée était de concocter un repas composé de six plats, chacun d’eux étant associé à une histoire relative à la pêche. Henning Bode, Frank Bischof, Verena Müller, Lucas Wahl, Felix Seuffert et Michael Hauri sont donc partis dans six différents pays (Canada, Pérou, Islande, Israël, Japon, et France) confectionner ce repas de roi.

Homard et cébiches

Le résultat? Des photos numériques, en couleur pour la plupart, pleines de lumière et de couleurs qui racontent la pêche du homard à Souris (Souris- Une ville rouge, Canada), les « cebicherias » du port de Chorillos qui vendent les cebiches à prix d’or aux touristes (Les ouvriers du Jour de fête, Pérou), la production du Tilapi, le « poisson biblique » de Gewa qui rassemble musulmans et juifs (Le miracle de Gewa, Israël) ou encore la récolte à la main des oursins à Ibki-Island qui mobilise des plongeuses plus toutes jeunes (Un club de plongée pour dames âgées, Japon)…

Six incursions dans le monde de la pêche et « la force d’un groupe », comme le remarque un des spectateurs dans le livre d’or.

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Publié dans ESJ Montpellier, Un peu de Off.

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Le kit de l’apprenti photojournaliste

budget

Robert Terzian est un vieux routier de la photo: « ça fait 40 balais que j’en vis ». Autant dire que quand on parle de budget photo, le Marseillais en connait un rayon. Et si en plus, il vient nous rencontrer avec son ami Guy Frangeul, responsable d’Objectif Bastille, l’un des plus grand magasin de vente de matériel photo de France, le casting est complet pour parler du kit du parfait photojournaliste.

« Pour démarrer dans la profession, il faut compter sur un budget de 13 000 à 15 000 euros,  estime Guy Frangeul. Il faut commencer par acquérir deux boitiers numériques à 1 500 euros chacun, s’ajoute les zooms professionnels en ouverture 2/8 : 17/35, 24/70, 70/200. C’est le tiercé gagnant, là t’en a pour 5 000 euros. » Ça commence à chiffrer. « Sauf que là où ça commence à chiffrer, c’est qu’il faut prendre un ordinateur, avec une grosse mémoire. Puis des logiciels photo comme Photoshop, Photostation . Le tout, t’en a pour 3 000 euros », reprend Robert Terzian.« Mais ce n’est pas fini. Il te faut un disque dur externe, plus un second en sauvegarde du premier, 500 giga chacun. Sans oublier l’imprimante,  parce que tu vas constituer des dossiers pour présenter à tes clients. Ça vaut 1 500 euros. »

Là où le bât blesse, c’est qu’une fois que l’on s’est constitué sa base, il faut sans cesse investir, au fil des ans, dans de nouveaux matériels. « En moyenne, tous les deux ans tu changes de boitier. Soit parce que l’appareil fatigue, soit parce que les clients veulent du pixel. On a commencé à bosser avec des appareils à 6 millions de pixels, mais aujourd’hui on arrive à des appareils à 25 millions. On s’adapte à la demande du client », raconte le photographe.

Le piège, c’est que lorsque l’on change son appareil pour un plus perfectionné, il y a derrière tout un matos à renouveler. « Il te faut un ordinateur avec plus de mémoire, des disques durs avec plus de mémoire, de nouveaux logiciels… », assure Guy Frangeul. « C’est en permanence. Un cercle vicieux. On ne peut pas lutter», se désole Robert Terzian.

Alors, pour limiter les frais, le vendeur photo conseille aux photographes débutants de miser sur l’occasion : « Si un photographe ne mise que sur son appareil, dans cinq ans, il n’existera plus. Un photographe est un gars qui travaille l’image, s’il ne voit qu’a travers le produit, il est mort. Alors, comme le monde de la photo est en pleine évolution, je pense qu’il faut miser sur l’occasion, il y a d’excellents produits de qualité d’occasion. »

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Publié dans Clic-clac, ESJ Montpellier.

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Projection : le Campo Santo plein à craquer

Hier soir, lors de la projection quotidienne, le Campo Santo était plein à craquer et ceux qui n’avaient pas pu rentrer étaient allés s’asseoir place de la République où un écran géant diffusait le montage photo en direct.

Au programme : un hommage à Corentin Fohlen, jeune photojournaliste de 28 ans. Un reportage inédit de Tomas Van Houtryve, qui, en se faisant passer pour un potentiel investisseur financier, est parvenu photographier la Corée du Nord en dehors des sentiers balisés. Un retour émouvant sur le Tibet chinois, un reportage sur les « petits damnés de Phnom Penh », les violences à Rio, voilà qui a fait l’actualité de ce début d’année. Bon point pour le photoreportage d’Arnaud Brunet, « Fils de lutte », sur la fermeture de l’usine Continental de Clairoix.

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Publié dans ESJ Montpellier, Touit et gazouillis.


Nathalie Lopparelli, gardienne du temple argentique

Nathalie Loparelli (photo Marie-Cécile Chevrier)

Nathalie Loparelli (photo Marie-Cécile Chevrier)

« C’est vous la photographe ? » demande une visiteuse curieuse, en écoutant Nathalie Lopparelli parler de l’exposition « Sexe, drogue et rock n’roll ». « Non, c’est lui » répond-elle en désignant Stanley Greene, quelques mètres plus loin.

Son boulot à elle, c’est « tireur ». C’est elle qui , sous l’agrandisseur, travaille les images au sein de son atelier « Fenêtre sur court ». Quatorze ans qu’elle œuvre avec Greene. « Maintenant, j’arrive à rentrer dans sa tête et savoir ce qu’il veut, sans même avoir besoin de discuter avec lui. »

C’est ce qui s’est passé cette fois. Il y a quatre ans, Stanley Greene retrouve des films jamais développés dans un appartement de San-Francisco. Des images prises dans des soirées torrides entre rock et punk, entre came et drame. « On a gardé soixante-dix images », explique Nathalie Lopparelli. Un travail long et exigeant. « J’ai fabriqué moi-même un révélateur pour obtenir ces images. »

En l’occurrence, des contrastes et des noirs « très profonds » que donne l’argentique et qui restituent avec justesse l’atmosphère de ces nuits survoltées.

C’est presque une exception : à l’ère du tout numérique, Nathalie Lopparelli préfère encore s’enfermer dans sa chambre noire. « Je bidouille, je m’éclate, je fais des clapotis dans mon bain » raconte-t-elle. « Je suis un artisan ».

Pas de Mac, pas de Photoshop pour elle. « Le noir et blanc de l’argentique est d’une profondeur inégalée. On est loin d’une impression jet d’encre ».

Le Noir et Blanc, c’est précisément ce qu’exigent les collectionneurs, qui assurent 30% de ses revenus. 50% dépendent des expositions et le reste des tirages réalisés pour les livres. « Mais je ne gagne absolument pas ma vie. Tireur est un métier avec des hauts et des bas. Je sais ce que je ferai en septembre, mais pas en octobre. »

D’autant que la profession se tourne de plus en plus vers le numérique, la retouche rapide, la copie facile… « Je suis inquiète, mais je pense tout de même qu’il restera toujours une niche pour l’argentique. Et si un jour, je n’y arrive plus, je changerai de métier, balaie-t-elle. Jamais je ne me mettrai au numérique ».

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Publié dans ESJ Montpellier, Plein format.

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Attention, la jeunesse catalane débarque !

Daniel Laurinc (photo Margot Valeur)
Daniel Laurinc
(photo Margot Valeur)

Daniel Laurinc, un nom encore inconnu mais peut-être bientôt inscrit dans le monde du photojournalisme. Il n’a que 26 ans. Cheveux blonds ébouriffés, casque autour du cou, un sourire XXL, et seulement deux ans de pratique photographique. La Casa de la Generalitat de Perpignan a choisi de réserver une petite place à une dizaine de jeunes photographes catalans.

Un jeune ravi

Cinq d’entre eux, dont Daniel, sont étudiants à l’école de photographie de Barcelone (Institut d’estudis fotogràphics de Catalunya) et exposés dans le cadre de Visa Off. Quatre photos chacun, une petite vitrine déjà très satisfaisante pour ce Slovaque, catalan d’adoption, récemment fasciné par l’image. Il a choisi la Croisette de Cannes comme sujet. L’angle de son documentaire : les  contrastes entre la richesse et la pauvreté. « Mes images sont très saturées, explique Daniel.  C’est une métaphore, car je me sens “saturé” de voir ces oppositions. »  Pour une première exposition, ce n’est pas mal de se retrouver à Perpignan, en plein festival de photojournalisme. L’étudiant, accompagné de Carles Costa son professeur de reportage, est ravi de pouvoir montrer une partie de son travail ici. « L’école de Barcelone forme à tous les types de photos : pub, photojournalisme, artistique, détaille l’enseignant. On présente souvent des élèves à Perpignan et on les encourage à proposer leur travail pour ce type de festival. C’est une opportunité en or pour eux ! »

Visa, une carte de visite

La Casa de la Generalitat, la représentation officielle du gouvernement sud-catalan en Catalogne Nord, offre en effet, la possibilité aux jeunes générations de photojournalistes de se lancer par cette belle carte de visite. L’endroit est petit, mais il respire l’engagement, la réflexion sur le monde, la recherche artistique.

L’œil de Jordi Pizarro Torrel, photographe indépendant de 24 ans, est déjà bien aiguisé. “Les nuits de Samanta”, c’est l’histoire d’un transsexuel qui se prostitue dans les rues de la capitale catalane. Ce reportage ambitieux et pertinent a remporté le premier prix du concours de Photojournalisme Clic décerné par la Generalitat.

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Publié dans Clic-clac, ESJ Montpellier, Un peu de Off.